Salut, c’est Ricardo (Suprahead Studio).
On va parler d’un sujet pas “sexy”… mais qui fait toute la différence quand tu bosses avec des institutions, des boîtes, des équipes com : sécuriser une production vidéo.
Parce qu’aujourd’hui, entre le RGPD, les droits à l’image, les musiques, les archives, et l’IA (voix / images / génération), le risque c’est pas “un détail administratif”. Le risque, c’est : blocage en validation, retrait d’une vidéo, bad buzz, ou pire.
Objectif de cet article : te donner une méthode claire, terrain, pour produire vite et propre — sans te mettre en danger.
Note : je ne suis pas avocat. Ici, je te partage une méthode opérationnelle et des bonnes pratiques. Pour les cas sensibles, ton juriste / DPO reste la référence.
Si tu veux la vision globale du service (workflow complet IA + prod), c’est ici :
👉 https://suprahead.com/production-video-ia-strasbourg/
1) Le cadre “simple” : on protège 3 choses
En prod vidéo pro, tu veux verrouiller :
- Les personnes (droit à l’image, voix, consentements, information)
- Les contenus (musique, images, archives, logos, marques)
- Les données (rushs, interviews, documents internes, cloud, transferts)
Et avec l’IA, tu rajoutes une 4e couche : la transparence sur le synthétique (quand c’est de l’IA, on doit le traiter comme tel). L’UE structure justement les obligations de transparence autour des contenus générés, notamment pour les deepfakes.
2) RGPD : la base que 90% des projets oublient
Vous allez me dire : “Ricardo, on fait juste une vidéo, on n’est pas une banque.”
Ok. Sauf que dès que tu identifies une personne (visage, voix, badge, plaque, nom…), tu touches à des données personnelles.
Le minimum vital (version terrain)
- Finalité claire : pourquoi tu filmes (communication, recrutement, événement, interne, etc.)
- Base légale : souvent “intérêt légitime” ou “consentement” selon contexte (cas sensibles = prudence)
- Information des personnes : elles doivent savoir qui filme, pourquoi, où ça va être diffusé, combien de temps c’est conservé
- Droits : accès, opposition, etc. (c’est du RGPD standard)
- Sécurité & durée de conservation : où ça stocke, qui a accès, combien de temps on garde
Et point important : si tu t’appuies sur le consentement, tu dois pouvoir prouver qu’il a été donné (et il doit être spécifique et retir-able).
3) Droit à l’image / droit à la voix : la règle “zéro surprise”
Deux pièges classiques :
- filmer quelqu’un “en passant” dans un contexte pro et le mettre en avant,
- utiliser une voix / un visage dans une campagne (LinkedIn Ads, pub, affichage interne) sans cadre clair.
La règle que j’applique : si la personne est identifiable et mise en avant, on encadre.
Autorisation écrite, ou dispositif équivalent validé (selon contexte), et surtout : périmètre de diffusion (site, réseaux, ads, interne, durée).
4) L’IA : les 5 zones où il faut être carré
L’IA peut accélérer la prod, mais elle peut aussi créer des angles morts. Voilà les 5 zones à sécuriser :
1) Données envoyées dans des outils IA
Si tu colles dans un outil IA :
- une transcription d’interview,
- des infos internes,
- un brief confidentiel,
- des noms / chiffres / éléments sensibles…
…tu dois savoir où ça part, qui y a accès, et si ça peut être réutilisé (selon les conditions de l’outil). En institution, on évite les zones grises : on choisit les outils et on adapte le workflow.
2) Voix IA (voice cloning)
Tu veux une voix off “à la place” d’un intervenant ?
Stop. On encadre. Parce que la voix est une empreinte, et la frontière avec l’usurpation est rapide.
3) Images IA “réalistes” (et deepfakes)
Dès que tu génères quelque chose qui ressemble à une vraie personne / un vrai événement, tu rentres dans une zone qui exige de la transparence. L’UE travaille précisément sur ces obligations de marquage/label et sur les deepfakes.
4) Copyright / sources / assets
Musique, images, polices, stock footage, archives…
Le combo “IA + assets” doit rester propre : licences, traçabilité, et pas de flou artistique.
5) Traçabilité (preuve de ce qui a été fait)
En validation institutionnelle, ce qui rassure, c’est la capacité à dire :
- ce qui est tourné réel,
- ce qui est généré,
- ce qui est issu de banques,
- ce qui est fourni par le client,
- et comment c’est stocké.
5) Notre checklist “sécurisée” (celle qui rassure les institutions)
Avant tournage
- Objectif + canaux de diffusion validés
- Liste des personnes filmées / rôles (intervenants, public, mineurs = attention)
- Autorisations prévues si nécessaire (intervenants / mise en avant)
- Mentions d’information (sur place / email / formulaire / affichage selon contexte)
- Plan de stockage (où sont les rushs, qui a accès, durée)
Pendant tournage
- Captation “propre” : éviter badges visibles, documents sensibles dans le champ, tableaux blancs confidentiels
- Brief rapide aux intervenants : où ça sort, quel usage, possibilité d’opposition selon cadre
Post-prod (là où l’IA intervient souvent)
- Transcription / sous-titres : correction humaine sur noms, acronymes, chiffres
- Vérification contenu : pas d’infos internes qui fuitent (noms de projets, données, etc.)
- Si IA générative utilisée : clarification + marquage si nécessaire (selon usage)
- Exports / versions : vérifier cohérence des textes, logos, crédits, musiques
Livraison
- Liens sécurisés, accès limité si besoin
- Durée de conservation annoncée
- Possibilité de retrait / ajustement selon cadre
Ce type de démarche est aligné avec les principes de conformité RGPD (information, droits, sécurité, minimisation), comme rappelé par des autorités/instances européennes sur la gestion de données vidéo.
6) “Ok Ricardo, et l’AI Act là-dedans ?”
Sans rentrer dans le juridique à rallonge : l’UE met en place des obligations, notamment autour de la transparence pour certains contenus générés (dont deepfakes), avec une montée en application dans le temps.
Ce que ça change concrètement pour toi (côté production) :
plus tu es transparent sur ce qui est synthétique et sur la chaîne de création, plus tu réduis le risque en validation.
FAQ rapide (institutions / entreprises)
Est-ce que je dois faire signer tout le monde sur un événement ?
Pas forcément. Ça dépend du contexte (mise en avant vs plan large, diffusion, finalité). Mais ce qui est certain : si tu mets quelqu’un en avant, tu dois sécuriser.
Est-ce que je peux utiliser l’IA sur une interview interne ?
Oui, mais avec un workflow adapté : minimisation des données, outils choisis, stockage maîtrisé, et pas de “copier-coller” de contenus sensibles dans n’importe quelle plateforme.
Est-ce que l’IA peut créer un risque “deepfake” même si c’est pas l’objectif ?
Oui, dès que tu génères du réaliste ou que tu modifies une voix/visage. C’est pour ça qu’on encadre et qu’on garde de la traçabilité.
CTA — Tu veux qu’on sécurise ton projet (avant même de tourner) ?
Si tu es une institution, une collectivité, une boîte avec validation com/juridique, et que tu veux :
- produire vite,
- garder un rendu premium,
- et éviter les blocages RGPD/droits/IA…
👉 Écris-moi ici : https://suprahead.com/contact/
Et tu me donnes 3 infos :
- type de vidéo (interview / événement / film corporate / campagne)
- canaux de diffusion (site, réseaux, ads, interne)
- sensibilité du projet (confidentiel, sujets sensibles, intervenants externes, mineurs, etc.)
Je te réponds avec un cadrage clair : ce qu’on peut faire, comment on le sécurise, et le plan de prod.

